PRINCESSE ALICE DE BATTENBERG

KERTANGUY, I. de

18,00

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Voici le portrait émouvant d’une princesse au destin hors du commun : Alice de Battenberg, arrière-petite fille de la reine Victoria, nièce de la dernière tsarine de Russie, sœur de Louis Mountbatten, vice-roi des Indes, belle-fille du roi George Ier de Grèce et mère de Philip d’Édimbourg.
Arrière-petite-fille de la reine Victoria, Alice de Battenberg a grandi entre l’Allemagne et l’Angleterre. La jeune fille, malentendante de naissance, se marie en 1903 avec Andréas de Grèce et de Danemark, avec qui elle aura cinq enfants dont Philip, futur duc d’Édimbourg.
La Première Guerre mondiale puis la guerre gréco-turque conduisent la Grèce au chaos. Chassée de son pays, une partie de la famille s’installe en France, les deux aînées sont confiées à leur grand-mère en Angleterre.
Le couple se déchire. Alice tombe dans une profonde dépression. Diagnostiquée, à tort, schizophrène, elle est internée de force par sa mère et son mari. À son grand désespoir, elle ne verra pas son fils grandir et n’assistera pas aux noces de ses filles.
À sa sortie de clinique, elle prend ses distances, s’installe en Allemagne où elle dénonce la montée du nazisme. Au début de la Seconde Guerre mondiale, elle rejoint la Grèce pour secourir les plus démunis et cache chez elle une famille juive.
Le 20 novembre 1947, Alice assiste au mariage de son fils avec la future reine Élisabeth. De retour en Grèce, elle fonde un couvent et revêt l’habit de nonne.
En 1967, après le coup d’État militaire, de nouveau contrainte à l’exil, Alice est invitée par la reine à résider au palais de Buckingham. Elle vit ses deux dernières années auprès de son fils et noue une relation chaleureuse avec le futur Charles III.
Le mémorial de Yad Vashem lui décernera le titre de Juste parmi les Nations.
Selon son vœu, la princesse repose à Jérusalem en l’église Marie-Madeleine, à côté de sa tante la grande-duchesse Élisabeth de Russie.

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