SAINT-BREVIN

DR HENRI DARDELIN

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1931. Guide touristique, vade-mecum indispensable à  la connaissance de la rEgion, ou monographie historique : difficile de qualifier l’ouvrage du Dr Dardelin, tant l’information y est riche et foison-nante, à  la fois rigoureuse et chatoyante. C’est en toute libertE, en effet, que notre auteur a composE son livre, ” par reconnaissance pour le charmant pays qui (lui) a rendu la santE et a prolongE sa vie “, retraçant avec autant de talent que de plaisir l’histoire de Saint-Brevin, depuis l’Epoque prEhistorique (celle des Euskes primitifs ou de ces Gaà«ls qui dominaient alors toute l’Europe occidentale) jusqu’à  ce moment o๠la ligne du petit chemin de fer fut ouverte au trafic (le 15 aoà»t 1906). Entre temps, note-t-il, que d’EvEnements, de bouleversements dramatiques ! La conquête de la Gaule par CEsar qui parvient à  vaincre la Ligue armoricaine, l’indEpendance relative dont jouissent les ancêtres des BrEvinois, rejoints par les Bretons (de la Grande-Bretagne), chassEs par les Scots et les Saxons, la christianisation à  la fin du Ve siècle, les invasions des Normands (Nantes est prise en 843), la suzerainetE anglaise, puis celle de la jeune duchesse de Bretagne, Alix, en 1206… Le XIIIe siècle, pEriode de paix, de dEfrichement des terres, de bien-être presque gEnEral, apparaà®t, lui, comme un rEpit, avant la guerre de Cent Ans au cours de laquelle les combats aux côtEs des Anglais et l’affrontement des deux Jeannes feront rage, suivis par les dEprEdations des Grandes Compagnies et les luttes (après 1485) entre les prEtendants au duchE de Bretagne. Les conflits entre catholiques et protestants Epargneront heureusement la terre bretonne, même si c’est à  Nantes qu’Henri IV y met fin, le 15 avril 1598. L’invasion par Buckingham de l’Île de RE (1627), la guerre de Succession d’Espagne et l’implication, peu ou prou, des BrEvinois dans l’opposition au pouvoir rEvolutionnaire constituant les autres formes de violence collective qui toucheront, de près ou de loin, la vie locale avant l’Epoque contemporaine. Mais l’histoire, petite ou grande, n’est pas le sujet exclusif du livre du Dr Dardelin : la gEologie, si importante dans la rEgion qu’il dEcrit, l’inspire tout autant et il constate avec amusement que le sol de Saint-Brevin est à  la fois un des plus anciens (le Massif Armoricain) et des plus rEcents (664 hectares de dunes attribuEs à  la commune en 1810) ; la dEmographie l’intEresse, elle aussi – ” Les BrEvinois sont de vrais Gallo-Romains “, prEcise-t-il – ainsi que la question du climat, doux et stable, et de la puretE de l’atmosphère (vents dominants de l’ouest, du sud-ouest et du nord-ouest), de la thalassothErapie, de juin à  la mi-octobre, de l’hEliothErapie (d’une durEe progressive), et de l’hygiène qu’il rEsume ainsi : Bon pain, bon air, bon gà®te (et dissEmination urbaine) ; sans oublier le fonctionnement de tous les services administratifs, associatifs et sanitaires (maison de repos, Ecoles, sapeurs-pompiers, section de l’OcEan et section des Pins du syndicat d’initiative, association pour la DEfense de la côte…) ; et surtout – travail inapprEciable pour les Brevinois amoureux de leur passE ! – la liste nominale et topographique de tous les quartiers, hameaux et fermes isolEes (le Bel-Air, la Boivre, le Bodon, jusqu’à  la VallEe), le rEpertoire des chemins vicinaux, avenues, rues et allEes et les noms et emplacements des villas, un vEritable ouvrage lexical de plusieurs dizaines de pages.© Micberth

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